Tous égaux face à la formation ?

Le droit est le même pour tous en matière de formation, peu importe la catégorie professionnelle à laquelle appartient le salarié. Pourtant, une récente étude du Céreq publiée cet été révèle des inégalités d’accès à la formation entre salariés qualifiés et pas ou peu qualifiés.

Des aspirations différentes en fonction du niveau de qualification

Publiée en juillet dernier, la dernière enquête DEFI du Céreq rapporte que 2/3 des salariés interrogés, toute catégories professionnelles confondues, exprime la volonté de se former dans les 5 années à venir.
Selon le niveau de qualification, les aspirations professionnelles associées au souhait de se former sont différentes.
Pour les salariés les plus qualifiés, ce souhait est très lié à celui de faire évoluer leur activité et de prendre davantage de responsabilités.
Pour les salariés occupant des emplois peu qualifiés, la formation représente un moyen d’améliorer leur situation professionnelle, en accédant par exemple à un nouveau métier ou à un autre emploi.

Souhait et demande de formation : deux réalités bien distinctes

Bien que la majorité des salariés interrogés aspirent à se former, indépendamment de leur niveau de qualification, ceux qui occupent les emplois les moins qualifiés ont moins accès à la formation et sont aussi ceux qui ont formulé le moins de demandes de formation dans les 12 derniers mois auprès de leur employeur (19 % des ouvriers non qualifiés contre 50 % des cadres). Ainsi, « formuler une demande de formation relève davantage des pratiques et règles, tacites ou explicites, mises en place dans les entreprises et intériorisées par les salariés » selon l’étude.

Les aspirations des salariés les moins qualifiés pas réellement prises en compte

Alors que les ouvriers accèdent le moins à la formation en entreprise, ils sont aussi ceux qui choisissent le moins leurs formations. Souvent, elles répondent aux objectifs de l’entreprise plutôt qu’à leur aspirations en termes d’évolution professionnelle.
Les cadres quant à eux « bénéficient plus souvent de formations « de motivation », a priori plus susceptibles de tenir compte de leurs souhaits » d’après l’enquête.

Quelle solution pour réduire ces inégalités ?

De fortes inégalités existent donc entre salariés qualifiés et pas ou peu qualifiés, en termes d’accès et de choix de formation.
Pourtant l’enjeu formation est plus que jamais déterminant pour la compétitivité des entreprises et l’épanouissement professionnel des salariés.
De plus, dans un contexte où la durée de la vie active s’allonge et où le niveau d’exigence s’élève tous les salariés doivent pouvoir maintenir leur employabilité et suivre un parcours sécurisé leur facilitant le passage d’un emploi à un autre.
Aujourd’hui, grâce aux progrès technologiques, des outils innovants existent pour rendre les salariés acteurs de leur projet professionnel en facilitant par exemple l’expression et la remontée des besoins en formation de tous les salariés.

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Source :
La formation en entreprise face aux aspirations des salariés, Céreq Bref, n°357, 2017